Aller au contenu
London Fashion Week: un veston, du layering et des accessoires qui m’ont jeté sur le dos
Crédit: Suzanne Middlemass

La Fashion Week de Londres, collection automne-hiver, vient d'avoir lieu et nous a donné quelques leçons. Je voulais vous parler des looks qui m'ont marqué et des raisons pour lesquelles ils fonctionnaient pour moi. En gros, le but n'est pas de se ruer sur ces pièces dispendieuses. Il s'agit plutôt de réfléchir au processus créatif des designers et de voir comment on peut transposer ces idées à notre garde-robe, avec le budget que l'on a. Voici mes coups de cœur et les leçons que j'en ai tirées, et que j'exploiterai dans les prochains mois, si ce n'est déjà fait. 
 
Le tuxedo déjanté aux codes respectés chez Tom Ford

Comme dans bien des domaines, les mix sont à l'ordre du jour et toute occasion est bonne pour sortir un classique de son classicisme. Le veston smoking, pièce assez bien réglementée merci (doit être noir ou blanc, aux revers de satin, à col à crans aigus ou châle, jamais de fente pour ceux qui sont droits, qu'un seul bouton), nous en fait voir de toutes les couleurs depuis quelques saisons, et je lévite. Tom Ford a profité de la Fashion Week cette année pour en présenter plusieurs versions, dont les imprimés graphiques black&white volent la vedette.

Je trippe parce que Tom Ford respecte toujours les codes, mais cette fois-ci, envoie le message que l'on peut se jouer de ceux-ci. C'est l'effet que vous devriez rechercher en attendant de pouvoir vous payer un Tom Ford. La coupe irréprochable des vestons fait en sorte que les morceaux peuvent être portés lors d'un black tie, alors que les graphiques éclatés sont parfaits pour une beuverie déjantée. Pervertir une tradition, on aime, non? Enfin, j'aime parce que la pièce n'est pas trop psychédélique et reste très chic.
 
 
Le layering fluide de chic-casual chez Casely-Hayford

Tellement bien faite, la juxtaposition de morceaux qui empêche de voir où la taille est réellement, chez Casely-Hayford. Maintenant que les pantalons sont enfin portés par la majorité à la hauteur où ils doivent être portés (les hanches, et au-dessus svp, big boi), on s'amuse à cacher celles-ci avec une couche près du corps qui dépasse de beaucoup celles qui sont à l'extérieur. De plus, comme sur la photo ci-haut, le pantalon est plus ample dans le haut que dans le bas et se resserre près des genoux, ce qui crée un brouillage et du mouvement grâce au surplus de tissu. On a un peu l'effet du pantalon à poches cargo, sans avoir ces horribles protubérances inutiles des années 1990 (F.Y.I. je déteste les poches cargo).

L'effet du col de T-shirt blanc que laisse entrevoir le col rond plus évasé du pull, donne encore une fois, un effet de superposition senti. Le pull semble donc encore plus grand qu'il ne l'est réellement par ce simple col : la taille du morceau peut donc être plus ajustée et, aussi, flatteuse. Encore une fois, un peu d'effort stylistique remplacera facilement un portefeuille dégarni. Il s'agit de jouer avec la coupe et la grandeur des morceaux de votre garde-robe: ne soyez pas gênés d'acheter certains morceaux un peu plus grands, quitte à les faire rétrécir ensuite, ou à y mettre le ciseau vous-mêmes.

J.W. Anderson repense vos accessoires, les boys

Ces accessoires à boutons sont tout simplement ingénieux et du jamais vu, pour moi. Peut-être que j'ai vécu à Québec trop longtemps et que c'est de ma faute. J'en doute. Ça donne un punch terrible et c'est le genre de truc D.I.Y. que l'on peut faire. Je n’ai vraiment aucune idée où le créateur est allé pêcher cette trouvaille, mais j'en veux 17. Il n'y a pas 17 boutons à mes chemises parce que je ne suis pas si grand, oh dear. Ouf.

Puis, il y a cette écharpe crème qui doit bien faire 4 mètres de long (ça en fait du tissu) et qui est sublime. J'aime l'idée que l'on puisse se recouvrir les épaules avec cette pièce, ce qui est fort pratique lors des saisons de transition. J'en ai acheté une lors de mon dernier séjour à Londres pour quelques dizaines de dollars et je me sens comme un prince lorsque je la porte. L'important, c'est la largeur, puisque c'est celle-ci qui stabilisera le tissu autour de votre cou, et plus loin encore! Puis, ça continue le layering, surtout si vous utilisez toute la largeur de l'écharpe, comme c'est si bien fait chez J.W. Anderson.
 
Alors, on trouve un veston bien coupé chic et un peu fou, on layer dessous et on accessoirise pour rehausser le tout avec une méga écharpe et un truc métalique inexplicable. Merci Fashion Week de Londres. 

Plus de contenu