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Les soeurs Dufour-Lapointe: du rêve olympique au monde du design [Girl Crush 183]

Crédit photo : Carl Thériault
Les soeurs Dufour-Lapointe: du rêve olympique au monde du design [Girl Crush 183]
Trois sœurs, trois personnalités différentes qui se rejoignent néanmoins par la grandeur de leur ambition et leur infatigable aspiration à atteindre des sommets. Pilier de l’une et protectrice de l’autre, les athlètes olympiques Maxime Dufour-Lapointe, Justine Dufour-Lapointe et Chloé Dufour-Lapointe se partagent les côtés d’un triangle fort et résistant aux années, n’étaient la marche du temps et les embuches de leurs parcours. 
 
Offrir une partie de leur histoire, c’est l’humble cadeau que souhaitent livrer les sœurs Dufour-Lapointe aux gens qui les suivent depuis leur entrée sur les pistes. Pour y parvenir, elles auraient pu écrire une autobiographie en trois tomes, vendre des chandails, lancer une série podcast, pourquoi pas. Mais non. Elles ont opté pour un petit quelque chose, fragment simpliste de leur affection l'une pour l'autre, sans chichi ni flafla. Sous la forme d’un collier délicat, cette première création de la marque 3SDL se veut être une métaphore éloquente de leur union, soit trois triangles de formes différentes réunis en leur centre. Question de pousser la personnification joaillère encore plus loin, ce dernier est offert en plusieurs teintes, soit or, argent et or rose, comme autant de couleurs et de passions qui distinguent les trois sœurs.

​De gauche à droite : Chloé, Justine et Maxime Dufour-Lapointe
Crédit : Carl Thériault

Ce projet aux antipodes de leur sport constituait un défi de taille pour les jeunes femmes, mais enfin, remporter des olympiques ou se lancer en mode, rares sont les défis que ces brillantes athlètes ne savent relevés avec succès. Le résultat est prometteur, un bijou qui va au-delà du simple paraitre et dont se transcende une ode touchante à la force familiale. Comme le sport a toujours une fin, le collier se veut aussi être une façon pour les jeunes femmes de déployer leur étiquette au-delà des pistes de ski. 

Maxime Dufour-Lapointe
Crédit : Carl Thériault


Des jeux émotifs

La poussière électrique de Pyeongchang retombée, les athlètes m'ont parlé avec un certain recul de leur expérience aux derniers Jeux Olympiques, qu’elles ont d'ailleurs chacune vécue de manière très différente. Suite à une blessure à la hanche qui l’aura considérablement ralenti dans son entrainement, l’ainée du trio, Maxime, s’est vue exclue pour la première fois des rangs olympiques canadiens. Une déception qui n’en sera pas restée une bien longtemps. « C’est certain que j’ai eu de la peine, mais j’ai réalisé que ce n’était pas parce que je ne compétitionnais pas avec mes soeurs qu’on ne formait plus un trio. J’avais une opportunité en or d’être là pour elles pendant leurs jeux et de me concentrer sur leurs performances.» Présente à leur camp de pré-entrainement, Maxime a honoré son rôle de grande sœur, en procurant épaulement et soutien moral à ses cadettes, Justine et Chloé, en plus de faciliter leurs relations de presse.

Chloé Dufour-Lapointe
​Crédit : Carl Thériault

Toute cette énergie positive n'aura cependant pas été en vain, puisque Justine monta sur le podium pour une deuxième fois consécutive, remportant la médaille d'argent aux bosses. « Ça a été des durs jeux. Après le conte de fée de Sotchi [ndlr: où Justine et Chloé se sont emparées respectivement de l'or et de l'argent aux bosses], je ressentais beaucoup de pression à mon égard, en plus d'une grande attention médiatique. » Grâce au soutien de sa famille, de son psychologue sportif et, bien entendu, de sa motivation inébranlable, Justine réussit tout de même à concentrer son focus sur son amour du ski, exempt des inquiétudes et des attentes du public. 

Justine Dufour-Lapointe
​Crédit : Carl Thériault

En avril dernier, quelques semaines après la cérémonie de clôture des Jeux, les sœurs annonçaient publiquement que leur mère était atteinte du cancer. Bien que cette sombre nouvelle ait grandement ébranlé les trois sœurs, Chloé me raconte en avoir été affectée jusqu’à même ses performances athlétiques, explication partielle de ses résultats à Pyonchang. « Le cancer de ma mère m’a fait déconnecter mentalement. J’étais plus sérieuse, plus rigide, alors évidemment, les Jeux de Pyonchang n’avaient pas la même dynamique que ceux de Sotchi, que j’ai vécu comme un rêve. C’est sûr que je suis déçue de mon résultat, mais j’ai tourné la page et je suis prête à retrouver dans mon sport la magie d’avant. » Et si ça trouve, elle la trouvera peut-être ailleurs : passionnée de design, c’est vers elle que ses sœurs se tournent lorsqu’il est question de prendre des décisions concernant le look de leur marque. Un avenir en design serait-il envisageable? « J'ai l'oeil et je sais ce que je veux alors oui, c'est une allée qui m'intéresse beaucoup! » 

En attendant, vous pouvez suivre le parcours du trio aux multiples talents sur leur site officiel 3SDL.

Photo : Carl Thériault @carl.terio.photo
Entrevue : Léa Carrier @leaaacarrier
Hair/MUA:  Jacinthe Benoit @jacinthe.benoit
Coordonateur : Alexandre Turcotte @icarea
Styliste : Alexandre Ferland @alexander.ferland
Vêtements : Boutique pinko des Cours Mont-Royal 
Chaussures : Aldo
 

De gauche à droite : Chloé, Justine et Maxime Dufour-Lapointe