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Jon Jay, l'entrepreneur derrière le Bord'elle qui fait renaître les années folles

Crédit photo : Courtoisie de Jon Jay
Jon Jay, l'entrepreneur derrière le Bord'elle qui fait renaître les années folles
Jon Jay est le propriétaire du Bord'elle ce nouveau restaurant-bar-club chic ouvert dans le Centre-Ville / Vieux-Montréal et qui offre des performances grandioses de burlesques et de cirques. On a voulu en connaitre un peu plus sur lui et ses projets.

Tu as souvent fait partie du Nightlife montréalais. Peux-tu nous parler de toi et de ton parcours?
Avant d’être propriétaire de bars, j’étais principalement producteur de musique et je participais à des soirées promotionnelles pour certains clubs de Montréal. Un des producteurs avec qui je travaillais venait tout juste d’acheter un bar, j’ai décidé d’investir avec lui, mais le premier endroit n’a pas très bien fonctionné. On a alors décidé de le convertir en club Orchid. Au début, je voulais seulement être un actionnaire, mais l’expérience de proprio m’a plu, et donc, j’ai décidé de racheter toutes ses parts et personnaliser à ma manière la gestion de la place. J’aimais beaucoup le hip-hop et le R&B et ça tombait bien parce que nous étions à l’époque le seul club qui jouait seulement de ces deux types de musique. Ensuite, nous avons ouvert le Rouge, The Main, Muzique et pour finir mon projet le plus récent : Bord’elle.

Qu’est-ce qui t’a inspiré le concept de Bord’elle?
Je vieillis un peu alors comme on dit : «Quand on vieillit, on devient aussi plus intelligent!» J’ai beaucoup voyagé à travers les dernières années et le concept m’est venu d’un mélange entre une boutique-hôtel parisienne avec une touche espagnole. Au départ Bord’elle devait être un Gin-bar. On voulait garder cet esprit de l’époque de la prohibition des années 20. On a décidé de s’inspirer de ce concept. On ne voulait pas en faire un lieu caché où les gens se réunissent dans l’ombre pour boire un verre comme à l’époque, on a plutôt voulu garder l’ambiance festive des lieux où les hauts fonctionnaires et les médecins décidaient de fêter jusqu’aux petites heures du matin.
Crédit : Ed Yao

Tu y as également instauré un salon à Whisky et une chambre à champagne?
Effectivement! Le rez-de-chaussée se nomme le Grand Foyer, cet étage se spécialise en Gin Tonics. Le lounge à champagne devait avoir l’air d’avoir été décoré par Indiana Jones qui reviendrait de voyage et qui rapporterait avec lui ses trouvailles dans son repère. Avec des fauteuils en cuir, du velours rouge vin, de grandes bibliothèques, ça offre un endroit qui donne envie de fumer le cigare.

Si c’est notre première expérience au Bord’elle à quoi peut-on s’attendre?
Au début, Bord’elle n’était pas supposée être un restaurant. Nous voulions offrir des entrées et des petites options à déguster, mais nous voulions principalement être un club ou un bar. Avec le temps, nous avons découvert que les gens aimaient beaucoup l’ambiance et qu’ils désiraient y rester plus longtemps et par conséquent, y manger. Nous n’avions pas de cuisine alors c’était un gros défi de pouvoir transformer Bord’elle en Supperclub.

L’expérience Bord’elle représente une fusion de plusieurs choses qui n’existait pas encore à Montréal : des performances live, un lounge qui se converti en restaurant et ensuite en nightclub. On essaie que chaque détail soit parfait pour que les clients aiment non seulement la bonne nourriture qu’on leur serve, mais aussi l’ambiance et les cocktails.

Est-ce que le fait d’ajouter des performances live à tout ça, complique la tâche pour un entrepreneur?
Oh que oui! Ça bouge beaucoup et c’est beaucoup d’organisation. Il faut toujours être attentif à ce que personne ne manque de rien, que les spectacles se déroulent bien et que ça roule!
As-tu des projets à venir à nous annoncer?
Cet été, on commence à travailler sur Beau’tel qui sera en fait, un hôtel près du Bord’elle. On veut convertir un très beau bâtiment du Vieux-Montréal en y ajoutant même deux nouveaux étages. Il y aura 30 chambres, 2 penthouses, une terrasse sur le toit et un supperclub au rez-de-chaussée qui se nommera Geisha qui aura lui aussi sa propre terrasse. Cet été je vais au Japon pour apprendre sur la culture des Geishas. On a aussi une autre surprise pour le printemps prochain… On prévoit ouvrir un autre Nightclub qui sera inspiré de Cirque le soir. Je ne vous en dis pas plus!

Est-ce que tu aurais des conseils à donner à quelqu’un qui débute dans le domaine de l’entrepreneuriat et dans le Nightlife?
Tu dois faire tes devoirs, c’est un peu comme à l’école. Tout se passe avant l’ouverture et avant les soirées. Si tu n’as pas fait ta promotion correctement et que tout n’est pas en place lors du lancement, il est déjà trop tard. Il faut travailler très fort et les résultats viendront par la suite. Même si tu travailles dans le Nightlife tu dois pouvoir te lever le matin! Ce n’est pas seulement le soir que ça se passe!

Comment les réseaux sociaux peuvent aider à faire connaître un endroit comme Bord’elle?
J’ai la chance de pouvoir travailler aux côtés de ma femme qui fait du très bon travail du côté des médias sociaux. Elle s’occupe de tout ce qui touche le marketing. J’ai aussi une grande équipe qui compte plus de 200 personnes. On peut alors se permettre de mettre l’emphase sur le visuel comme des vidéos et des designs qui rendent justice à l’image de Bord’elle.

BORD'ELLE
390 Rue Saint-Jacques
(514) 379-3553

Voyez : Le party du Nouvel An du Bord'elle en photo !

*Crédit photo: Page facebook de Bord'elle