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2 minutes avec Rémi Bertrand pour démystifier le métier de développeur

Crédit photo : Courtoisie
2 minutes avec Rémi Bertrand pour démystifier le métier de développeur
Les entreprises utilisent de plus en plus le numérique, programment des logiciels, créent des sites Web pour elles-mêmes ou pour des clients, conçoivent des applications et des jeux vidéo. 

Le secteur des technologies de l’information et de la communication est en pleine expansion et sera toujours à la recherche de talents puisqu’on y retrouve les métiers et les professions les plus demandés. La preuve, ce sont justement les compagnies de télécommunication et liées au Web qui sont les plus fortunées et les plus reconnues en ce moment. On n’a qu’à penser à Amazon, Google et Facebook.

Pour en apprendre un peu plus sur ces métiers d’avenir, on a décidé de rencontrer Rémi Bertrand, développeur Front-End chez Tokilab, une petite entreprise qu’il a cofondée avec Dominic Turgeon. On est loin de la méga grosse entreprise qui embauche des milliers d’employés, c’est plutôt un microcosme qui fait des miracles avec quatre bras et beaucoup de passion et de volonté.

D’abord, c’est quoi un développeur Front-End?
(Rire) En développement Web, il y a deux grandes parties. Il y a ce que le public voit : tout ce qui est la plateforme Web et le visuel. C’est ce qu’on appelle le Front-End. Ensuite, il y a la partie Back-End, donc tout ce à quoi le client a accès : la console de gestion, les outils d’analyse et de conversion.
 
Il y a donc une partie de graphisme et de design dans ton travail?
Oui, exactement! Mon travail consiste à prendre tout ce qui a été désigné par des graphistes ou des DA (directeurs artistiques) et de convertir leur travail en Web, puis de connecter le tout aux outils qui vont se retrouver dans le Back-End.

Quand as-tu commencé à avoir un intérêt pour la programmation et l’informatique ?
Ça remonte à loin, j’étais très petit. J’ai commencé à coder sur les Commodore 64 en ne sachant pas trop ce que je faisais. J’ai commencé à toucher à l’informatique sans savoir que c’était de la programmation. On créait des formulaires ou des questionnaires avec les ordinateurs. C’est une fois rendu au secondaire, avec les cours d’informatique offerts, que j’ai compris c’était quoi la programmation. Donc, ça fait 25 ans que j’y touche et 20 ans que je sais un peu plus de quoi il s’agit exactement (rire).



Et après le secondaire, tu as fait des études dans ce domaine?
J’ai effectivement fait un diplôme d’études collégiales (DEC) en informatique, c’était vraiment de la programmation non visuelle, très de base. La programmation de serveur et de système bancaire, des langages très « machine ». À cette époque-là, j’ai réalisé que j’avais un œil artistique et que je voulais plutôt travailler sur l’interface. J’ai donc fait une attestation d’études collégiales (AEC) en multimédia. C’est là que j’ai découvert le côté développement et animation, plus amusant pour moi qu’un système comptable. C’était plus visuel, j’intégrais des maquettes que j’animais.

Et depuis combien de temps avez-vous fondé Tokilab, ton partenaire et toi ?
Ça doit faire seulement un an et demi. Auparavant, il travaillait avec moi en agence, et c’était une boîte où chacun avait sa propre ligne. J’étais devenu directeur de production à cette époque et on s’est rendu compte qu’il y avait énormément d’intervenants pour faire un seul site Web. Je me suis donc associé à Dominic et à nous deux, on fait désormais 99,9 % de tout ce qu’on créait dans une équipe de 12 personnes. On s’est dit qu’on pourrait négocier plus facilement et directement avec les clients et réagir plus rapidement à leurs demandes. 

Est-ce que tu dirais que c’est un défi supplémentaire que de trouver des clients?
En effet, on s’attaque à un gros marché et à des agences qui sont implantées depuis des années, qui ont déjà des clients, une équipe marketing, des représentants sur la route et des vendeurs. Nous, on leur fait concurrence. En fin de compte, le produit est le même, mais nous, on réussit à le produire plus rapidement et avec notre équipe réduite.

Est-ce que ça vous empêche de travailler sur plusieurs projets à la fois?
Il y a toujours des hauts et des bas dans le développement de projets. On arrive donc à travailler sur 4 à 5 projets en même temps. On travaille quelques jours ici et quelques heures là, puis on attend les approbations et les validations des clients, etc.

On veut que nos prix demeurent concurrentiels, notre but n’est pas de faire croître notre entreprise ou de l’alourdir par des considérations administratives.
Crédit : oatawa

Dirais-tu que n’importe qui peut devenir développeur / programmeur?
Je ne crois pas que n’importe qui peut l’être. Ça prend un souci du détail et de l’analyse. Par exemple, ça se peut que tu restes sur un code de 20 lignes pendant 3 heures pour essayer de trouver ce qui ne fonctionne pas ou comment atteindre l’objectif différemment. Il faut aussi avoir une volonté d’apprendre continuellement. Ça fait 20 ans que je suis dans le domaine et chaque jour, j’apprends de nouvelles façons de faire mon métier. Ça évolue constamment et il faut garder/maintenir/avoir mes connaissances à jour. 

Il y a plein de technologies qui arrivent, qui changent, comme les réalités virtuelles ou le commerce électronique. De plus en plus, on magasine avec notre téléphone et, à l’avenir, on le fera peut-être avec notre montre connectée, donc il faudra toujours repousser les limites de la programmation. Il y aura toujours une demande croissante pour des développeurs, ça, c’est certain.

Est-ce que tu dirais que c’est un métier d’avenir?
En fait, il y a deux lignes de pensée. Certains gens disent qu’on sera remplacé par des ordinateurs dans les prochaines années. D’autres disent que pour être remplacé par des ordinateurs, il va falloir savoir les coder ces ordinateurs-là. Donc oui, l’intelligence artificielle est vraiment un domaine d’avenir auquel on s’intéresse tous énormément. 

Alors peu importe vos intérêts, vos passions ou vos traits de personnalité, il y aura certainement un emploi pour vous dans les prochaines années, que ce soit dans le domaine des technologies ou non, car il y aura plus de 1 300 000  postes à pourvoir d’ici là. 

Et des emplois dans ce domaine, il y en a plein!Voyez les 54 métiers et professions d’avenir sur emploisdavenir.gouv.qc.ca.