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Ma dépendance au cannabis

Crédit photo : razyph
Ma dépendance au cannabis
J'ai récemment réalisé que j'avais une dépendance au cannabis.

La première fois que j'ai fumé un joint, c'était pendant l'été entre le 2e secondaire et le 3e secondaire. Je sais, c'est quand même jeune; je devais avoir autour de 14 ans. Il faut tout de même ajouter que je n'en fumais pas de façon régulière.
 
Par la suite, j’ai seulement fumé quelques fois durant mon secondaire, pendant les week-ends, seulement en prenant une bouffée ou deux des joints qui circulaient.

Au cégep, je n'ai pas fumé énormément. Je dirais une fois tous les quatre ou cinq mois. Même chose à l'université; je consommais de façon sporadique avec des amis, car j’habitais chez ma mère et je ne voulais pas en conserver à la maison. Par contre, une fois déménagé en appartement, je me suis rendu compte qu'il m'était désormais plus facile de consommer du cannabis de façon récréative.

Crédit : Graham Hughes

Les premiers signes d'une dépendance?

J'ai toujours pensé que j’étais une personne à risque de devenir dépendante. C'est pour cela que je n'ai jamais fumé une seule cigarette. Je n'ai jamais pris aucune drogue « dure » ou chimique. Et j'ai toujours fait attention à l'alcool, pour ne jamais en consommer seul en trop grande quantité. Je me suis toujours dit que ma seule dépendance était la caféine.
 
Étrangement, le cannabis est entré dans ma vie, sans que je m’en rende compte. Je ne consommais pas vraiment de façon régulière, mais plutôt le soir, tranquille dans mon salon, en écoutant un film avant d'aller dormir. Ou alors avec des amis, les soirs de fête et de sortie. 

Jamais de ma vie je n'ai consommé de drogue avant d'aller travailler, en travaillant ou même avant un cours lors de mes études, car je me rendais compte que cela affectait trop mon degré d’attention et diminuait mon niveau de performance.

Au fil du temps, j'ai consommé de plus en plus, passant d’une à deux soirées par semaine à chaque soir. J’en suis arrivé à mal dormir si je n'avais pas pris quelques bouffées, alors je ne m’en privais pas. Je me réveillais donc le matin un peu assommé, même si j’avais dormi toute la nuit sans interruption. J'en suis également venu à consommer les matins de fin de semaine, les après-midis et les soirées.

J'ai toujours réfuté le fait que je m'étais créé une dépendance petit à petit. Je continuais à me convaincre qu'il s'agissait d'une habitude saine et récréative, mais j’avais tort.
 
 Crédit : eskymaks

Ma dépendance

Je suis donc devenu dépendant petit à petit, sans m'en rendre compte.

Je prétextais que je pouvais arrêter n'importe quand et le prouvais en cessant de consommer pendant quelques jours, voire une semaine (un défi difficile), mais le week-end arrivait avec son joint salvateur. 

J'en avais besoin, mais j’étais incapable de me l'avouer. Puis est arrivé le temps des Fêtes, avec deux semaines de presque total congé à rester chez moi, à découvrir toutes les séries sur Netflix et à prendre du repos. Pour abuser, j'ai abusé : soirs et matins, je consommais joint après joint.

C’est là que j'ai réalisé que je n'arrivais pas à arrêter et que je ne pouvais m'en passer. J'étais donc dépendant.


Réduire ou arrêter, mais où est le problème?

Comme on dit, la première étape vers la « guérison » est de se rendre compte qu'on a un problème de dépendance. Mais où est le problème, me direz-vous? En fait, à force de consommer, j'étais devenu moins actif, tant physiquement que mentalement. Je toussais plus, j'avais des maux de gorge et je devais consommer de plus grandes quantités pour obtenir les effets que j'aimais. En plus, le cannabis ne m'aidait plus du tout à dormir. Pour finir, je sentais le « fond de cendrier », et ma blonde ne voulait plus s'approcher de moi.
 
Depuis ce fameux temps des Fêtes, j’ai pris la décision de me reprendre en main. Je me remets en forme en courant régulièrement et, même avec de petits efforts, je me sens déjà mille fois mieux.

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