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RYMZ, le Petit Prince de la grande ville

Crédit photo : Marc Desrosiers
RYMZ, le Petit Prince de la grande ville
Étant un fan de hip-hop et en particulier de rap francophone, le dernier album de RYMZ (@princeduquartier) intitulé Petit Prince tourne en boucle dans mes oreilles. J'ai rencontré cet artiste complet, tant dans son écriture que sous les feux de la scène et voici un retour sur son parcours et son mode de « Vie de Renard ».

Crédit photo : Carlos Guerra
 
Ton dernier album s’appelle Petit Prince. Peux-tu m’en dire plus ?
J’adore le côté imaginaire et spatial qu’on retrouve dans l’histoire de Saint-Exupéry. Je viens moi-même d’un village, et je me retrouve dans ce concept de vastes étendues comme celles du Petit Prince. Le fait d’être seul sur sa planète, d'être un œil observateur. Et puis je m’accroche aussi à la Royauté, comme je le dis dans mes chansons, on est tous des princes ou princesses selon moi.

La phrase qui t’a le plus marquée dans cette histoire ?
Je dirai que c’est : « L’essentiel est invisible pour les yeux ».  Ça représente bien le monde actuel dans lequel on vit.

Dans cet album, on retrouve beaucoup de textes tournés autour de l’amour. C’est une grande source d’inspiration ?
Effectivement, je m’inspire beaucoup de la vie, l’amour, et les aspects de désillusion qui les entourent. C’est vrai que je parle beaucoup de love dans cette œuvre. Je vois de plus en plus de femmes dans mes concerts, même des couples, je trouve ça nice. J’aime aussi prôner le fait de profiter de la vie. Tout comme je le fais. L’essentiel est vraiment de gouter à tout, vivre à fond avec amour, passion et sans avoir peur.

Crédit photo : Yan Bleney
 
En trois mots, comment décrirais-tu ta plume ?
Passionnelle, émotionnelle, douloureuse.
 
Tu as commencé ton aventure avec O-lit, et le groupe Mauvais Acte, aujourd’hui avec le label Silence d’Or, quel regard portes-tu à cette évolution ?
C’est vraiment génial. On a commencé avec des concours amateurs, et aujourd’hui on prend d’assaut des salles comme le Club Soda ou le Métropolis. Le fait de faire partie de l’équipe Silence d’Or a véritablement donné des moyens à nos ambitions. Depuis que je suis solo, je travaille plus sur mes visuels et sur mon style. Je trouve justement que c’est un peu ça qui manque dans le Rap Québ’.

Tu as énormément de shows à ton actif. C’est quoi de vivre cette ambiance ?
C’est comme une drogue ! Je pense même que c’est scientifiquement prouvé. L’adrénaline qui est dégagée dans mes shows est incroyable. C’est la partie préférée dans ma vie d’artiste, ça me permet de rencontrer le public partout au Québec, de voir qu’il y a vraiment du monde qui adore ce qu’on fait avec l’équipe. On se défoule, et je pense que si je ne faisais pas de scène je devrais faire un sport de combat pour canaliser cette énergie (Ha ha !).

As-tu une anecdote de ta récente tournée ?
Oui ! J’ai réussi à faire deux shows dans la même soirée ! Le premier à Montréal, et le deuxième à Québec. On est arrivé un petit peu en retard au deuxième concert, malgré le fait qu’on roulait 160 km/h. Disons qu’on a eu le temps de s’amocher un peu durant le trajet (Ha ha!).

Le 18 novembre on va te retrouver au Festival M pour Montréal. Comment on se prépare pour le Métropolis ?
C’est le dernier show de la tournée Petit Prince qu’on fait à Montréal, donc on arrive là avec plusieurs invité(e)s, des instruments comme la batterie, la guitare ou encore DJ Shash’u. Je veux vraiment donner mon meilleur, alors on a fait quelques pratiques. Je m’attends à faire le party avec mon public. Comme je le dis souvent sur les réseaux sociaux, ça va être le foutoir ! On va avoir du fun.

Crédit photo : Yan Bleney

Tu es souvent habillé par le créateur DesRosiers, comment l’as-tu rencontré ?
C’était avant mon premier album Indélébile. J’aime l’esprit créatif qu’il a et son œil avant-gardiste. C’est fou parce que je voulais le contacter, et au final c’est lui qui m’a approché. Je pense qu’on se retrouve beaucoup au niveau de la création et de la vision. J’accroche avec la façon dont il aborde différents thèmes comme « Don’t cut the Roses » par exemple. On a également travaillé ensemble sur les visuels de mes albums. C'est un gars très talentueux que je considère comme un bon ami !

Plutôt Rap Québ’ ou Rap Français ?
Avant j’étais plus axé sur ce qui venait des States ou de France, mais je m’intéresse beaucoup plus au Rap Québ’ aujourd’hui. Côté français, j’aime bien le style à Nekfeu. J’ai eu la chance de collaborer avec des artistes talentueux d’ici et de là-bas, c’est enrichissant. Je pense aussi que c’est une belle époque pour le rap et le hip-hop au Québec, il y a du gros talent dans la relève.


On vous donne donc rendez-vous le 18 novembre au Métropolis pour un concert qui risque d’être épique ! Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, j’ai déjà mes billets !

Procurez-vous les billets pour le show de M pour Montréal en cliquant ici.
 
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Source : Petit Prince Cover Album