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Le pétillant humoriste Jay du temple nous dévoile sa première peine d'amour

Crédit photo : Jay du Temple / Instagram
Le pétillant humoriste Jay du temple nous dévoile sa première peine d'amour
Dès vendredi 30 septembre, il sera possible de voir l'étoile montante de l'humour Jay Du Temple à la barre de l'émission UrbArt sur les ondes de MAtv. Pour l'occasion, Ton Barbier a rencontré ce barbu-cheveux-longs-look-de-surf-urbain-mais-humortiste qui monte graduellement, mais sûrement les échelons - une blague à la fois - pour passer de comique émergent à tout-le-monde-le-connait. Pis watch out parce que ce ne sera pas long.

C'est au Kahwa Café sur Mont-Royal que j'ai pu m'entretenir avec un jeune homme éloquent, naturel, sincère, enthousiaste et en pleine possession de ses moyens.


A.S.V. ?
Je viens juste d’avoir 25 ans. J’ai grandi à St-Constant jusqu’à l’âge de 12 ans, après j’ai habité en campagne à Saint-Jacques-le-Mineur jusqu’à 22 ans et là ça fait deux ans et demi que je suis à Montréal, centre-ville Griffintown. Fait que… Âge… Sexe… J’suis garçon. Hétérosexuel. Ville. Ouais, c’est ça.

Que voulais-tu devenir quand tu étais petit?
Joueur de hockey. Complètement! Jusqu’à l’âge de 14-15 ans, y’avait juste ça qui existait, le hockey. Je jouais dix mois par année et les deux mois que j’avais off, je jouais aux rollers dans rue. Jusqu’à l’âge de quinze ans, je sentais le jack-strap et mes mains sentaient les gants de hockey. Défenseur, gaucher. J’ai tripé ben raide sur le hockey. Mais quand ça a commencé à être sérieux – rendu bantam midget – je me suis cassé la jambe, donc je n’ai pas pu faire les camps d’entraînement. Finalement, au lieu de faire le 2A j’ai fait le 2B. L’année d’après, j’arrive full en forme ; fais le 2A. Première journée où on est l’équipe ensemble, je me casse la clavicule. Finalement, j’ai eu des blessures. Ç’a été un petit chiard.

Aujourd’hui, je suis vraiment heureux de ces décisions-là. Je me suis essayé pour faire une prep school aux États-Unis au hockey… Si j’avais été là, ma vie aurait été extrêmement différente. Et y’a rien qui n’arrive pour rien dans la vie, moi j’crois vraiment à ça. Ce qui fait que tout ça est arrivé. Ç’a été ma première peine d’amour, le hockey. Ça m’a vraiment fait de la peine que ça ne marche pas. En même temps, j’ai lâché avant que ça devienne sérieux. Mais aujourd’hui, je comprends pourquoi. Je suis vraiment heureux de mon cheminement finalement.

Une personne qui t’inspire?
Justin Timberlake – qui n’est pas en humour –, mais comme artiste je le trouve extrêmement inspirant. C’est un gars qui est nice en entrevue ; il est drôle à SNL ; avec Fallon ils font des niaiseries… Il est extrêmement talentueux, mais il est humble, real, travaillant.
 
Photo : Kevin Le Murphy


Comment était ton expérience sur UrbArt prochainement en diffusion à MaTV?
Le mot d’ordre c’est slow bike. C’est de voir la ville de Montréal d’un œil différent et découvrir la ville. Ça a été une magnifique expérience. C’est très différence de ce que je fais généralement. Chaque invité avait trois différents endroits, dans la ville, qu’il voulait qu’on aille visiter. Bref, on se promène à vélo et on découvre des quartiers. J’étais content qu’ils m’approchent. J’ai beaucoup appris.

À vélo, faut que tu sois dans cam, que tu regardes ce qu’il se passe autour, faut que t’écoutes ce que l’autre dit et en même temps tu dois faire un lien avec le prochain endroit…! C’était complètement roots comme show. C’était du off road! C’était des journées très intenses, mais ça été vraiment le fun, j’ai rencontré des nices personnes et découvert de belles places.

Aimes-tu faire du vélo? En faisais-tu régulièrement?
Absolument. Quand j’ai déménagé à Montréal il y a deux ans et demi, je me suis acheté un fix. Avec un frein quand même, j’aime la vie. Un frein et un casque : ma mère panique. J’ai habité en campagne de 12-22 ans et tu ne fais pas tant de vélo, je me promenais en quatre roues. Mais quand j’ai acheté mon vélo – first – j’ai redécouvert Montréal, mais j’ai vraiment redécouvert le vélo. J’me sentais comme un kid. T’sais c’est aussi mon premier moyen de transport.

Source : UrbArt

Quel est ton rapport avec la banlieue?
Je viens de la banlieue, j’suis content, je ne me détache pas de ça - je viens complètement de la Rive-Sud, mais je ne suis pas comme «Yeah! St-Constant reprensent». À Saint-Jacques-le-Mineur on a un vignoble, ma famille, qui s’appelle le Domaine Saint-Jacques. On dirait qu’il y a quelque chose de vraiment fort dans mon appartenance avec ce terrain-là parce qu’il n’y a rien de plus concret... On  fait pousser des choses qui deviennent quelque chose qui rend les gens de bonne humeur! Dans ma tête, c’est plus de là je viens, même si j’ai grandis à Saint-Constant.

Nouvellement arrivé en ville… Si Montréal était une fille, pourquoi irais-tu en date avec elle?
Parce qu’elle est charmante, elle a du goût, mais elle n’est pas… T’sais, dans ma tête, New York c’est une chix, et Montréal c’est une belle fille. Une chix y’a une connotation négative, même si y’a quelque chose de très séduisant. Mais Montréal, y’a quelque chose de plus bad ass. Un peu plus, pas «underground» parce qu’on est connu, mais on est pas New York qui est gros qu'il y a du monde. Montréal, on est fucking juste nice. C’est bilingue ; c’est beau ; c’est quatre saisons… Genre j’y cours après si elle ne veut rien savoir de moi, pis j’ai même pas honte de pleurer sous la pluie en criant je t’aime.

Trois bars/restau/lieu dans lesquels on risque de te croiser? 
Le bar Le Jockey, dans Rosemont, c’est un peu ma deuxième maison. Et à côté, y’a un petit restaurant à déjeuner où je vais souvent qui s’appelle Les Empoteuses. Sinon, dans coin du Corona il y a le Dilallo qui est une place de burgers sur laquelle je capote ben raide. L’été, je vais souvent sur le Canal Lachine en vélo ou en rollers. Ah et le Mandys, c’est comme ma nouvelle découverte depuis un peu moins d’un an. Je ne suis pas quelque'un qui cuisine ben gros, alors j’suis là quand même souvent.
 
Source : Jay Du Temple

Comment décrirais-tu ton style d’humour?
Très «fils à maman» mais sans être téteux ; le bon gars. En fait, ce n’est peut-être pas la chose la plus vendeuse, mais j’essaie d’être le plus authentique possible. J’suis pas capable de mentir dans la vie. Les humoristes qui me plaisent le plus ce sont les plus real, il te parle de ses failles, il est juste honnête. Et c’est ce que j’essaie de faire. Je n’ai pas d’équipe de writters, ce qui fait que peut-être que mon show va être une mini coche moins efficace, mais ça va être vrai. Si tu me connais dans vie et tu me vois sur scène, c’est très très similaire.

Ce qui te fait rire à tout coup?
J’aime les act out, par exemple Sebastian Maniscalco. Il joue beaucoup ses gags. Yvon Deschamps disait : «on veut pas le sawoère, on veut le woère» et c’est ce qu’il fait.
 

Quelle est ton icône de style ?
Avant Timberlake, c’est sur. Maintenant, peut-être Bieber et Kanye West, mais pas aussi intense.

Quels sont tes deux morceaux/accessoires que tu portes le plus souvent?
Mes bracelets ; ma chaîne avec la bague de mon grand-père ; des longs tees et des bas farfelus.

Ce qui t’énerve le plus en mode?
Les gens qui jugent, tout simplement.


Retrouvez-le aussi :
Les lundis de l'humour au bar le Jockey (Montréal)
Mercredi de l'humour Mardi Gras (Gatineau) 
Les Drôles de Jeudis du Maurice (St-Lazard)
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Source : Vrak.tv