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10 films de genre qui ont marqué mon festival Fantasia

Août commence. Ça veut dire que les Feux sont finis, Osheaga est fini, Juste Pour Rire est fini et… Fantasia est fini. C’est le moment de rattraper sa dette de sommeil, de mettre de l’aloès sur notre bronzage d’habitant et d’avoir hâte aux Perséides.

C’est aussi le moment pour moi de vous faire mon wrap-up de notre festival international de films préféré. Après plus d’une vingtaine de longs-métrages dispersés dans 4 salles de projection étalés sur deux semaines, j’en suis arrivé avec mon top 10 des films qui m'ont le plus marqué.


10. The Arbalest

The Arbalest, c’est une heure de style, de couleurs et de rires. La fin du trailer est agace, mais oui, le contenu de la valise est révélé et oui, ça en vaut la peine. Aussi, il s’y trouve le plus drôle Tchekov’s gun que j’ai pu voir de ma vie.


9. Feuilles Mortes

La gang de Phylactère Cola nous est arrivée cette année avec leur premier long-métrage, ancré dans un Québec postapocalyptique, et on est loin de Farador. C’est littéralement The Last Of Us dans les Laurentides (sans les zombies & Ellen Page). J’ai encore des flashes de la scène du chat…


8. Psychonauts, the Forgotten Children

Un film d’animation espagnol serti d’un conte de fées déroutant, qui oscille entre le rire et l’horreur. J’suis pas encore certain si c’est le genre de film que je ferais voir à mes enfants, mais malgré le message pervers et acerbe lancé envers notre société, il y a dans son noyau quelque chose de sublime et bouleversant. Et parce que c’est toujours efficace de faire passer le pire de la nature humaine à travers des petits animaux dessinés à la main.


7. The Throne

Cette tragédie qui se passe dans une Corée féodale nous fait passer à travers un long et parfois pénible deux heures (et plus d’une vingtaine de personnages) mais, à force de patience, on découvre une histoire fascinante et une conclusion qui ne laisse personne indifférent. J’ai été un peu self-conscious en m’essuyant les yeux au moment où les lumières se sont rallumées, mais je me suis ravisé quand j’ai ensuite vu trois autres personnes sur ma rangée qui se mouchaient bruyamment.


6. The Eyes of My Mother


Un drame portugais qui tourne très très vite en un véritable cauchemar. Avec un rythme qui nous paralyse sur notre siège, on suit avec fascination l’isolation écrasante d’une jeune femme après la mort de ses parents. À travers des scènes d’horreur minimales, et même presque douces, on a ici une parfaite fable sur l’attachement maladif.


5. As the Gods Will

Takashi Miike, c’est un des directeurs OGs de Fantasia. Il a à peu près fait tous les genres, et touche le 500 à chaque fois. As the Gods Will, c’est les Hunger Games, mais au Japon avec des collégiens (toujours des collégiens, crisse). Et un chat porte-bonheur géant. Pis des poupées kokeshi qui chantent. Le genre de film que tu cries tellement t’es tanné de rire.


4. The Alchemist Cookbook


Un gars désabusé de la société part vivre seul dans un RV dans les bois pour y pratiquer l’alchimie. C’est un long-métrage qu’on suit de façon un peu confuse et perdue, mais qui contient une histoire qui reste magnétique sur notre attention, autant par son personnage désinvolte que par sa réalisation parfois hilarante, parfois absolument terrifiante. C’est d'ailleurs (tristement) le seul film qui m’a fait peur pendant le festival.


3. King Dave

King Dave, c’est très exactement 100 minutes d’hypnose. Daniel Grou (Podz) adapte ici une pièce de l’auteur-comédien Alexandre Goyette, et le résultat donne un long-métrage qui transpire la créativité et les risques. On suit le personnage Dave de façon intime et parfois surréelle dans l’histoire d’un p’tit gars qui aurait un jour voulu devenir un homme.


2. Superpowerless

Une très humble et très inspirante histoire sur les gens qui cherchent parfois trop, parfois pas assez dans leur vie. Un film de superhéro tourné sans aucun cliché de superhéro, c'est RARE. Le genre de long-métrage que je vais me retaper à chaque année comme reminder que je suis pas aussi extraordinaire que j’aimerais m’imaginer.


1. Little Sister


Une comédie noire centrée sur la relation entre une jeune fille et son frère. Elle s’apprête à faire ses vœux chez les sœurs de la Miséricorde, il s’est fait complètement défigurer pendant son service en Irak. Une magnifique ode à la famille et aux personnes atypiques qui nous fait sentir mieux sur nos différences et nos monstres intérieurs.