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La Bijouterie Do Vania, le concepteur sur mesure qui vient vous chercher droit au coeur

Crédit photo : Facebook Bijouterie Do Vania
La Bijouterie Do Vania, le concepteur sur mesure qui vient vous chercher droit au coeur
«Ce n’est pas parce que tu fais de l’artisanat que tu dois vendre tes trucs dans un kiosque sur le coin d’une rue. Y’a du travail et de la qualité derrière ce qu’on fait.»

Voilà bientôt cinq ans que la bijouterie Do Vania de Marindo Kuy a ouvert ses portes sur la route 132 près de Saint-Constant, sur la Rive-Sud. Travaillant dans ce qui n’était à l’origine qu’un petit comptoir artisanal, le bijoutier dirige maintenant ce qui est devenu une boutique en bonne et due forme.

Le bijoutier m’a accueilli avec un sourire fendu jusqu’aux oreilles dans sans boutique. Il m’a offert un verre derrière son comptoir. Il m’a conté sa vie. Il m’a raconté comment, plus jeune, il a pris des débarques d’«adulescent» qui l’ont mené à prendre sa carrière en main.

C’est là que réside la particularité de la bijouterie Do Vania : vous avez affaire à un concepteur sur mesure, presque complètement québécois, qui peut répondre et subvenir à virtuellement tous vos besoins en bijoux, des bagues aux bracelets en passant par des épingles à l’effigie de ce que vous voulez, coulées dans l’or, l’argent…

La Bijouterie Do Vania dessine des bagues de mariage sur mesure.
Source : Facebook Bijouterie Do Vania

Vous avez aussi affaire à un couple d’entrepreneurs qui ne veut pas seulement vous vendre leur salade, mais aussi entretenir une belle relation avec vous.

«Le concept de Do Vania est un peu issu du fait que j’ai eu beaucoup de deuxièmes chances dans ma vie, m’a raconté Marindo. Je voulais absolument que ce magasin puisse donner la chance aux autres que moi.»

«Les gars viennent ici et ils veulent que je leur dessine des bagues de mariage, m’a assuré Marindo. D’autres gens passent sur semaine des fois juste pour nous jaser. J’ai des gars qui débarquent parfois ici avec leur jeu d'échecs et passent l’après-midi avec nous.»

Marindo Kuy confectionne lui-même ses bijoux et distribue les produits d’un total de 14 artistes québécois spécialisés en accessoires et articles d’artisanat dans le magasin géré par Marindo lui-même et sa copine, Catherine Hallé.
«On a tous ces artistes, connus ou pas, qui travaillent tous des matériaux différents. On est dans le concept de la bijouterie, mais on amène le côté accessoire et artisanat à un autre niveau. On est peut-être à 10 ou 15 % d’importation italienne, turque, chinoise… Le reste, c’est Québécois.»

«Je peux te nommer Cartouche MTL, par exemple, qui travaille la corde et le cuivre. Son style pogne tellement, ça vend l’été. Sinon, l’hiver, on a Flavie Loup, de Rimouski, qui nous fait des tuques avec des pompons recyclés.»

Oui, le spectre féminin est davantage ciblé, mais le fait que Do Vania donne dans le sur mesure «rend le produit accessible à tous», note Marindo.

Pour l’instant, pour acheter des bijoux Do Vania, il faut se rendre à Saint-Constant, passer par des points de vente (Marindo me mentionne M/2 Boutiques) où passer par la boutique en ligne, mais attendez-vous à ce qu’au moins un autre magasin ouvre à Montréal avant longtemps : c’est dans les plans d’expansion de Marindo Kuy et de Catherine Hallé.
La façade la Bijouterie Do Vania, à Saint-Constant
Source : Facebook Marindo Kuy

La business et la vie à deux

Je n’ai pas pu parler à Catherine Hallé quand je me suis payé une petite visite chez Do Vania; la businesswoman était partie à je ne sais trop quel meeting pour BAÜM, sa propre ligne de produits naturels multi-usage.

Pas de bol : en temps normal, Catherine et Marindo sont pratiquement tout le temps ensemble depuis qu’il l’a embarquée avec lui dans son entreprise, il y a un an.

«Tout est à moi, elle ne possède pas de parts sur papier, mais en pratique, c’est comme si elle gérait 99 % de la compagnie, a rigolé Marindo. Elle gère et moi, souvent je pars dans mon monde pour créer. Depuis qu’elle est rentrée, ça aide beaucoup à l’expansion.»

Sauter à pieds joints dans l’aventure entrepreneuriale aurait pu être un suicide conjugal…

«Quand l’idée nous est venue, j’ai dit : Ma chérie, ce n’est pas compliqué. Soit ça va renforcer notre couple, soit ça va foirer. Veux-tu essayer?»

«Depuis, on est 24 heures sur 24 ensemble. On a développé une complicité, on est plus solide et c’est une des raisons pour lesquelles je l’ai fiancée récemment.»

Je suis sorti de là un smile étampé sur le visage.