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2 minutes avec Ngabo de Dear Denizen, notre révélation montréalaise

Crédit photo : Béatrice Flynn
2 minutes avec Ngabo de Dear Denizen, notre révélation montréalaise
Dear Denizen, c'est une perle qu'on a trouvée en 2014, quand un magnifique EP nous a sorti des nuages (ou de soundcloud; même chose) et a donné un coup de batte dans la presse indé — dans le bon sens. Depuis, on en veut plus, on est impatients, on crie AWAYE secrètement dans notre tête. On a heureusement pas bretté longtemps. Les voilà de retour cette année avec deux nouveaux singles et un premier album à l'horizon.

Je m'entretiens ici avec le fondateur et chanteur, Ngabonziza Kiroko, au sujet de leurs plans concernant leur nouvel album, leurs défis d'ici là et de l'été foutument hype qui nous arrive à grands pas.

Ta musique est souvent décrite comme étant du folk, ou du indie rock, mais on rappelle souvent des influences de postpunk. Comment ça se fait ?
Je pense que le son de Dear Denizen est hybride et un peu polymorphe. C'est peut-être un désir inconscient de ma part de vouloir évoluer. Mais que ça sonne post-punk, un peu folk, ou indie rock, peu importe. Je pense que les pistes ont une vibe singulière qui est propre à Dear Denizen. Je l'espère en tout cas! J'aime un peu de tout et c'est le fun l'idée que ça se manifeste dans mon travail.
 


Tu travailles présentement sur ton premier album, suite à ton EP salué par la presse spécialisée.  Comment est-ce que le processus créatif a changé en passant du EP à l’album ?
On a décidé de prendre notre temps et faire les choses comme il faut, je pense que l'ensemble du disque va être surprenant.

Comment tes influences ont évolué depuis votre premier release ?
C'est sûr qu'on a tous nos to-go-to incontournables qui sont cimentés dans nos ADN respectifs, mais c'est aussi souvent des épisodes en fait. Présentement, je suis super fort dans du JJ CaleDire Straits. Il y a un mois c'était Lana Del RaySufjan Stevens...

Ton premier single de l’année est sorti en avril, accompagné d’une belle vidéo qui filme les réactions des gens qui écoutent la track.  Quelle était l’intention derrière cette idée ?
Pour Every Dream Is A Good Dream, on voulait un visuel simple, humble et rassembleur, quelque chose qui porterait bien l'émotion de cette chanson uplifting qui a un côté gospel. Avec zéro budget, mes amis réalisateurs Fabrice Bouty and Sydney Krause on fait une crisse de bonne job!
 


La musique de Dear Denizen se compose de façon entièrement autofinancée.  J’imagine que les avantages de cette décision doivent surpasser les défis que ça apporte ?
Avec peu de budgets, on doit être simple et efficace. Je trouve ça très formateur, en fait. Le fait de ne pas avoir de label ni de bourses, ça pousse à étaler la production sur une longue période de temps parce que l'autofinancement c'est pas du tout évident; tu y mets ton sang et ta sueur. Il faut mettre sa patience à l'exercice et c'est très tough. Mais ça permet aussi de bien mariner les choses, ça donne de la latitude et une vraie liberté artistique. Ceci dit, ça peut aussi parfois être une vraie catastrophe parce qu'on a tendance à tout remettre en question et tout détester, mais je suis très chanceux parce que je suis bien entouré et je reçois beaucoup d'aide.

Dans l’immédiat, on va te voir au Divan Orange le 6 juin, mais c’est quoi ton plan de match pour l’été qui arrive ? Vas-tu jouer beaucoup de ton nouveau matériel ?
Cet été, à part le show de lundi, avec Dear Denizen on a juste un autre show à Sherbooke le 6 août. On va peut-être sortir un autre single vers octobre ou novembre - l'album est prévu pour janvier 2017. Mais pour les prochaines semaines, je vais me concentrer sur mon autre projet avec Pierre Kwenders qui s'appelle ABAKOS. On prépare un EP pour septembre!

De toutes les salles dans lesquelles tu as joué à Montréal, laquelle préfères-tu ?
Le Quai des Brumes c'est toujours une valeur sûre pour moi! Bon, là je suis peut-être biaisé parce que c'est un peu chez moi au Quai des Brumes et c'est bien là que mon band a vu le jour, mais sinon j'aime bien le Divan Orange aussi. J'aimerais vraiment jouer au Club Soda.

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Source : Dear Denizen