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Montréal-Tadoussac: prendre le large le temps d’une longue fin de semaine

Crédit photo : Gabriel Meunier
Montréal-Tadoussac: prendre le large le temps d’une longue fin de semaine
Le printemps donne le goût de tout lâcher pour prendre le large.  Si comme moi, vous avez envie de décrocher le temps d’une longue fin de semaine, de voir du pays et d’écouter de la musique à tue-tête tout en découvrant des spécialités locales québécoises, voici un plan de match que j’ai testé et que je vous recommande fortement: un roadtrip de Montréal jusqu’à Tadoussac.

 
Jour 1 : Conduire jusqu’à Tadoussac
Nous avons quitté Montréal un jeudi matin et parcouru d’une traite les 500 kilomètres qui nous séparaient de Tadoussac. Le goût de la vitesse et des distances me manquait et je dois dire que j’ai eu le pied un peu pesant pendant que Rebecca Makonnen et Philippe Fehmiu enchaînaient les tounes sur Ici musique. Juste avant d’arriver à Tadoussac, la route 138 s’arrête et nous avons pris le traversier (gratuit) qui relie Baie-Sainte-Catherine à Tadoussac. Nous avons ainsi pu respirer à pleins poumons l’air marin. Rien de semblable à l’air lourd et vicié de la métropole!
 

Source : Google Map
 
Enfin rendus à Tadoussac, pour nous relaxer, nous avons bu des bières de la brasserie Pit Caribou sur la plage, visité les dunes de sable et mangé au meilleur resto de la Côte-Nord (je vous recommande les charcuteries maison!).  En passant, la station-service Crevier dans ce coin-là vend son essence 10 cents moins cher qu’à Québec ou que dans Charlevoix…  eh boy!
 

Jour 2 : Voir le Fjord et revenir vers Charlevoix
En matinée, nous sommes allés rendre nos hommages au Fjord du Saguenay à l’Anse-de-Roche, un endroit conseillé par les locaux.
 
Le Fjord du Saguenay en avril
Crédit : Gabriel Meunier
 
En revenant, nous en avons profité pour arrêter manger un hot-dog au Chantmartin, une vraie cantine au bord de route. Leur spécialité quand vous commandez un hot-dog, c'est qu'ils vous le servent avec une poignée de frites dessus et une feuille de laitue qui entoure la saucisse, mais pas de salade de choux. Pour la feuille de laitue, bof, mais pour les frites, je dis oui ! 

En début d’après-midi, nous sommes revenus vers Charlevoix par la 138, direction ouest, avec un autre tour de traversier. Cette nouvelle perspective du paysage avec le fleuve sur notre gauche était tout simplement éblouissante.

La vue du traversier entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac
Crédit : Gabriel Meunier
 
À Saint-Fidèle (La Malbaie), nous sommes arrêtés à la Fromagerie Saint-Fidèle, pour nous offrir du fromage en crottes frais du matin. Cet établissement est un incontournable et toutes les poutines de la région s’approvisionnent à cet endroit. Le fromage fait « squik-squik » et pour dix dollars, vous en avez un très gros sa c! Miam !
 
À La Malbaie, nous avons quitté la 138 pour emprunter la 362 qui est la route du fleuve et qui offre de magnifiques paysages.

La Malbaie
Crédit : Gabriel Meunier

 
Attention, quand vous arrivez à Saint-Irénée quelques dizaines de kilomètres plus loin, la route est très escarpée, mais la vue magnifique!
 
Saint-Irénée
Crédit : Gabriel Meunier
 
Pour dormir, on s'est arrêtés aux Éboulements, à l’Auberge de la rive, afin de profiter d’une chambre avec vue sur le fleuve à très bon prix, dans une ambiance familiale et chaleureuse. En soirée, on peut aller boire un verre à Baie-Saint-Paul (20 km), écouter un spectacle de musique au Casino de Charlevoix à La Malbaie (30 km) ou, comme moi parce que j’avais un gros rhume, se reposer et regarder des séries sur Netflix.

 
Jour 3 : L’Île-aux-Coudres et Baie-Saint-Paul
Après un déjeuner copieux servit par la très serviable et attentionnée Nicole, nous avons pris le traversier vers L’Île-aux-Coudres à 5 km de l’auberge. Sur l’île, vous pouvez louer des vélos, ou faire comme nous et aller directement goûter aux douceurs de la boulangerie Bouchard. On a également gouté aux vingt-cinq produits (gratuitement) de la Cidrerie et Vergers Pedneault.
 
Cidrerie et Vergers Pedneault, Île-aux-Coudres
Crédit : Gabriel Meunier
 
Samedi midi et d’excellentes humeurs, nous avons tranquillement repris nos esprits en faisant deux fois le tour de l’île en voiture en écoutant Catherine Pogonat. Puis, nous avons repris le traversier pour nous diriger vers Baie-Saint-Paul, où se trouve le Saint-Pub, le restaurant de la Microbrasserie Charlevoix, pour y déguster des charcuteries et des terrines de Charlevoix arrosé de leurs vastes gammes de bières (sous format de pinte, verre ou galopin).
 
En route vers Baie-Saint-Paul, je n’ai pas pu m’empêcher d’arrêter la voiture pour prendre des photos. Aucune d’elle ne rend hommage à la splendeur du paysage et au plus haut dénivelé à l’est des Rocheuses.
 
Baie-Saint-Paul vu des hauteurs en avril
Crédit : Gabriel Meunier
 
Toujours grisés après le Saint-Pub, on s'est dirigés vers les nombreuses galeries d’art de la rue Saint-Jean-Baptiste : la Galerie Iris, où 30 artistes sont exposés, dont le réputé Guy Paquet. Si vous vous comportez comme un vrai barbier, il y a des chances qu’on essaie de vous vendre une toile à 5000$, ce qui est assez flatteur. On a aussi fait un tour à la Galerie Harmattan qui vaut particulièrement le détour. On y a trouvé un Marcelle Ferron de 1964 !

Pour nous remettre de nos émotions, nous avons décidé de finir cette journée avec une fondue à L'Orange bistro, rue Ambroise-Fafard, qui amalgame l'Hercules, le 1608 et d’autres fromages de la région, le tout arrosé d’une bouteille de Jamelles. C'est littéralement la meilleure fondue que j’ai mangée de ma vie, naturellement meilleure que la Swiss Knight et plus savoureuse que celles de Bulle.


Le retour
En repartant vers Montréal, on a passé par le Vieux-Québec, au bistrot Chez Temporel. Plusieurs locaux y ont leurs habitudes et l'endroit offre une table d’hôte honnête, abordable (moins de 20$), avec un verre de vin inclus.
 
1000 kilomètres plus tard, cette longue fin de semaine s’est finie et ce fut le temps d’aller se reposer au bureau! Vaudrait mieux prendre les escaliers dans le métro pour la semaine, car j’ai dû prendre cinq kilos en quatre jours…  Mais ça en valait la peine!
 
P.S. Assurez-vous que les freins de votre véhicule sont en bonne condition… La route de Charlevoix est très escarpée!
 
Chez Temporel, rue Couillard, Vieux-Québec
Crédit : Gabriel Meunier