+ Toutes les playlists

Entrevue avec le réalisateur Miroslav Dufresne sur son film/lettre d'amour à l'Afrique du Sud!

Crédit photo : Miroslav Dufresne
Entrevue avec le réalisateur Miroslav Dufresne sur son film/lettre d'amour à l'Afrique du Sud!
Dans la vie, il nous prend parfois des envies de voyager. Quelques fois, c’est un sentiment qui nous vient naturellement. D’autres fois, par contre, ce sont des vidéos comme le court métrage Bout d’Un Monde fait par Miroslav Dufresne sur l’Afrique du Sud qui vient nous mettre carrément des ailes sur nos rêves. Après avoir fait un peu le buzz cette semaine, Miroslav m'a cordialement accordé une entrevue.


Qu’est-ce qui t’a motivé à partir en Afrique du Sud?
 
J’adore les hauteurs, et déteste les profondeurs. En plus, l’Afrique du Sud, avec des montages comme Lion’s Head (3min47) ou Cape of Good Hope (1min51), j’étais plus proche du paradis que jamais… dans tous les sens du terme! J’avais besoin d'un réel défi, et c’est mon amie Andreane Charette qui a finalement décidé de notre destination.
 
Je n’ai jamais mis les pieds en Europe, et encore moins en Orient. J’ai connu l’Amérique latine grâce à ma mama qui est Équatorienne, mais pour mon premier B1M, j’avais besoin d’être ailleurs, du genre vraiment loin.
 

Crédit photo : Miroslav Dufresne
 
Qu’est-ce qui t’a le plus impressionné lors de ce projet?
 
Définitivement AfrikaBurn. Ce festival de musique en plein milieu du dessert de Tankwa Karoo à plus de 15 heures de route de la ville, en plein milieu de nulle part, là où aucun humain ne voudrait rester, mais plus de 10 000 personnes se regroupent pendant 7 jours, au nom de l'art, de la musique, du feu et de l'humain!

Nous pouvons comparer ce festival à Burning Man, mais à ce qu'on dit, d'après certaines critiques, AfrikaBurn est resté plus «authentique».

Le plus «Beau» moment : Lorsqu'ils ont brûlé le dernier monument le 7e jour. Le Subterrafuge à 3min18 dans le vidéo. Il y avait un silence total face au feu magnifiquement puissant. Un moment transcendant! 

Crédit photo : Miroslav Dufresne
 
Quel a été ton plus grand choc culturel?
 
C'est drôle, parce que je pensais être déstabilisé. Mais c'est surprenant comment l'Afrique du Sud «ressemble» au Québec politiquement! En parlant avec les locaux, ils ont eux aussi eux des problèmes avec le gouvernement, des scandales de corruption, des conflits gouvernement/étudiant, «les premières nations» qui demandent justice et retour au respect des Premiers! Leur histoire avec l’apartheid... c'est tristement intéressant de voir que plus ça change, plus c'est pareil!
 
Pour le reste, c’est d’une folie culinaire incroyable, manger de l’autruche, du sanglier, du crocodile! Et leur fameux Braai, leur barbecue traditionnel. Je reprendrais un billet d’avion immédiatement juste pour ça!
 
Pas de clash, simplement un monde parallèle.
 
Selfie avec requin : Miroslav Dufresne

Combien de temps es-tu resté là-bas et combien de plans ont été nécessaires pour ton film?
 
20 jours de voyage intensif, avec parfois que 3h de sommeil dans le corps entre 2 jours. Pourtant, j'étais toujours sur un high! J'avais ma caméra à la main en tout temps, même la nuit à cause des animaux sauvages qui pouvaient ressortir n’importe quand! Surtout au Kruger Inn, notre backpacker's lodge proche du parc Kruger. Même le plus «touriste» des touristes me trouverait touriste! Haha! Je sais que le vidéo possède plus de 200 plans différents, mais pour le reste… Tu devrais voir mes disques durs, ils en ont longs à montrer.
 
Depuis mon retour, mai 2015, j'avoue qu'à chaque heure de libre que j'avais, je travaillais dessus. J'y travaillais souvent la nuit, c'est plus inspirant!
 
Et pour tout dire, j'ai arrêté d'y travailler 2h avant de le mettre en ligne.
 
*Phrase philosophique : On ne finit jamais une œuvre, on arrête simplement d'y travailler.
 

Crédit photo : Miroslav Dufresne
 
Quels sont tes futurs projets?
 
Au départ, je voulais faire les 4 points cardinaux! Vancouver, ensuite Japon et finir avec la Norvège, qui est pour moi, l’extrémité nord de l'Afrique du Sud. Mais ma petite sœur m'a donné une idée qui me trotte dans la tête. Elle m'a proposé de visiter les îles en voient de disparition ou les îles vierges, ceux qui sont appelés à disparaître à cause des «changements climatiques».

Les oubliés, Les englouties, j'ai déjà certains titres en tête.
 
Crédit photo : Miroslav Dufresne
 
Que souhaites-tu que les spectateurs retiennent de ton court-métrage?

Je me suis fait dire: «Est-ce toi qui as vraiment tout filmé !?». Si j'y suis arrivé, n'importe qui peut y arriver. Je ne veux pas que les gens voient ce petit film comme quelque chose d'impossible.
 
Oui, il est possible de faire une oeuvre en simplement appuyant sur record, ou ayant un crayon et du papier, ou une mélodie et une guitare. À chacun sa façon, moi c’est l’image. Je n’ai rien inventé, l’important c’est de créer. Il ne faut pas nécessairement trouver ce qui n’a jamais été fait, mais simplement «faire».
 
S’il y a bien un conseil rempli de cliché que je peux donner, c'est celui-ci : «terminez ce que vous entamez» et il faut retenir que rien n'est impossible, à part l’impossible lui-même.

...Est-ce que ça se dit ça?
 
Anyway... créé! C’est ça l’important!