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La masculinité en 2016: on ne naît pas homme, on le devient!

Crédit photo : Armansyd @ Instagram
La masculinité en 2016: on ne naît pas homme, on le devient!
Cela fait deux ans que j’écris sur ce blogue. Deux ans où mon regard s'est posé sur la gent masculine en mode observation, tel un sociologue qui tente d’élucider le mystère de l’homme moderne.

Ce qui ressort le plus de mon étude constante, c’est que l'homme d'aujourd'hui change. J'ai également remarqué une redéfinition des genres. Ce qui m’a amené à me poser la question suivante: «Qu'est-ce que la masculinité en 2016?»Par définition, ce terme se veut «l’ensemble des comportements considéré comme caractéristique du sexe masculin.»source 

Ces comportements, dont on voit la modification et la diversification, m’ont amené à me rendre compte que l'homme moderne change et se développe comme je ne l'ai jamais vu.
 


Les modèles du passé

Il est prouvé scientifiquement que les hommes plus costauds et plus grands (même avec un visage aux traits fins) sont plus virils et masculins aux yeux des autres. Je crois que la recherche de la masculinité est en rapport direct avec la séduction. Dès lors, tous les coups sont permis.

Les «zones» où l’on observe ces changements sont principalement: l’identité masculine, le rôle des genres, la sexualité, le corps, les relations hommes-femmes, le patriarcat, le travail, le sport et bien sûr, la mode. En occident, les hommes ont changé. La différence d’époque est bien claire. Ce que l’on attendait de nos pères dans le temps et ce que l’on attend d’eux maintenant est une tout autre histoire.

Les modèles du passé tels Alexis (Les belles histoires des pays d’en haut), Ovila (Filles de Caleb), Don Draper (Mad Men) et j’en passe, ne pourraient jouer le rôle de figures de proue dans une société comme la nôtre.
  

Rôle des médias

Admettons que je pousse ma réflexion plus loin : il est maintenant permis aux hommes d’aimer. Je m’explique: voilà à peu près 10 ans, dire «j’aime» était une affirmation ou une déclaration simple et usuelle plus ou moins assumée. Grâce aux réseaux sociaux, maintenant nous aimons (like) sans compter. Nous avons le droit d’aimer une vidéo de chats, une recette de smoothie au kale, des articles aux contenus coquins ou, à l’inverse, des enjeux de société majeurs et même de la politique et ce, sans filtres et complètement assumé.

Le fait d'assumer ses choix, ses goûts et ses envies est un pas vers une affirmation individuelle plus définie. Cela nous amène à faire ce qu'il nous plait et à devenir ceux que nous voulons être.


La masculinité virile est-elle devenue accessoire?

Présentement, on retrouve dans notre société un immense spectre de style et de genres. On retrouve aussi une forte émancipation de l’homme. Le tout s’explique par une forte exposition des modèles modernes et par l’accessibilité et la quantité de ces derniers.

Qui de nous ne suit pas une vedette Instagram parce qu’il est cool et parce qu'on aimerait secrètement lui ressembler? Il y a autour de ces modèles un immense travail de stylisme et de branding. Ils servent à vendre et à être adulés, et ce, même si la cause qui les pousse vers l'avant est noble, comme dans le calendrier des pompiers et des Dieux du stade. Ces modèles sont le summum de la virilité et l'exemple du héros moderne. Je passe outre, les vedettes de sports, les fashionistas, les IT poeple, etc.

La question est donc : « Sommes-nous "dominés" par de fausses représentations?»
 




Embrasser son côté féminin

Lors d’une discussion entre amis, on me disait ceci : « Nous pouvons enfin faire ce que l’on aime pour être bien dans notre peau. Maintenant et plus que jamais, j’ai l’impression que nous pouvons faire plus de choses que ce que nous devrions faire». Oui certes, ce n’est pas une acceptation complète et totalitaire, mais il y a une progression pour coexister.

Ce n'est plus l’apparence qui est le baromètre de la virilité masculine. Il y a désormais des mouvements pour la neutralité des genres et pour une vie unisexe qui gagne en popularité. On retrouve de plus en plus de modèles transgenres qui sortent de l’ombre et qui deviennent des modèles d'inspiration. La mode aussi s'est émancipée. Autrefois, dans un passé pas très lointain, certains codes vestimentaires ou stylistiques n'étaient utilisés que par des femmes : maquillage, certains styles de cheveux longs, les jupes, bottes à talons, et, etc. Maintenant, tout a changé. Et nous avons décidé d'en prendre possession. Est-ce à force de martèlement stylistique, ou parce que la mode essaie de nous le dicter.


La nouvelle génération d'homme

Aujourd’hui, qu'est-ce qui est le plus viril? L'homme sportif et en muscle, celui qui s'habille en cuir au look de bad boy ou l’homme en complet trois-pièces impeccable avec la coupe de cheveux dernier cri? Traditionnellement, ces styles transpirent les symboles «naturels» de la testostérone. Et si le nouveau visage de la masculinité passait par des traits non distinctifs et différents tels que l’intelligence, le savoir-vivre et le respect?

Avec la génération Y et leurs caractéristiques, il est certain que les idéaux changent. La jeune génération est beaucoup plus hédoniste, sophistiquée et tournée vers l'avenir que leurs prédécesseurs. Ils consomment à la vitesse grand V la culture et les nouveautés technologiques. Les prochains modèles de masculinité pourraient être ceux qui se faisait ridiculiser par les sportifs il n'y a pas si longtemps, c'est-à-dire ceux qui possèdent des super cerveaux remplis d'idées géniales et ultras créatives.

C’est à nous, les futurs modèles, de donner le ton aux générations suivantes. Et moi, je resterai là aux aguets à tenter de trouver un début de réponse!

Simone de Beauvoir disait : «On ne naît pas homme, on le devient», mais en 2016, est-ce que ça sera chose facile?