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5 nuances de BDSM pour en explorer les subtilités [NSFW]

Crédit photo : Aphrodite Delights
5 nuances de BDSM pour en explorer les subtilités [NSFW]
«Homme de 30 ans venant de prendre conscience que son épanouissement sexuel vient à peine de commencer, chacune des précédentes relations le préparant à la suivante, cherche partenaire pour découvrir le BDSM.»

Je ne vous conseille pas de chercher un partenaire pour ce genre d'aventure sur Tinder. Il faut d'abord créer un lien profond à l'alchimie unique. Sans pour autant dire que ce type de relation ne peut se trouver sur les réseaux.

Il s'agit d'un univers beaucoup trop vaste et riche pour en définir les contours sans tomber dans des raccourcis surutilisés, je vous propose plutôt de défaire quelques mythes sur la relation BDSM afin de vous donner le goût d'en explorer les subtilités. On y va?
 
 
Trop de nuances de gris

Ce livre n'est pas un manuel sur le BDSM, mais plutôt qu'un grand classique de la littérature psycho-pop-sexu. D'abord fanfiction tiré de l'univers de la série Twilight et publié en épisodes sur le site de l'écrivaine E. L. James puis regroupé en trilogie, 50 nuances de Grey est d'abord un roman d'amour qui ne représente aucunement l'univers BDSM. Vous n'avez pas besoin d'une enfance tourmentée pour vous y adonner. De plus, l'avis des deux protagonistes sur la question change à chaque page. L'inconstance des exigences d'un Christian Grey supposément expérimenté qui ne comprend pas ce que ressent Anastasia Steele ne définit jamais le type de relation BDSM qui les unit ; on propose encore ici une version aseptisée et unilatérale.
 

Avant de commencer

La relation BDSM est basée sur un accord mutuel entre deux adultes consentants et en pleine possession de leurs moyens. Chaque participant s'entend sur le niveau d'intensité qui doit être préétabli. La servitude forcée est proscrite et immorale. Ensuite, il s'agit de se faire confiance et d'explorer les limites de chacun (de les repousser) avec respect et un esprit ouvert. À la découverte d'une sexualité plurielle, démonstration.
 
 
B pour Bondage

Menottes, colliers, cordes, ceintures sont tous des outils pour restreindre les mouvements physiques d'un/e partenaire. Il y a aussi un aspect psychologique important où le narrateur dominant détient par les mots qu'il utilise un pouvoir tout aussi puissant qu'un collier au bout d'une laisse. Certaine forme de bondage japonais tel le shibari sont perçus comme des pratiques artistiques à part entière. 

 
D pour domination et soumission.

Exit le cliché de la femme esclave. La domination est l'exercice du pouvoir, la soumission est le fait de se soumettre à l'autorité du dominant.

Chaque relation dominant/dominé est différente et a ses propres règles, mais la puissance du lien unissant les deux parties est une constante dans ce type de relation. Messieurs et mesdames les dominants, vous avez uniquement le pouvoir que vous offre le/la dominé/e sur sa propre personne.

C'est un contrat à force égal.

Trouver dans la soumission un abandon et un plaisir immense aux limites inconnues. Déposer aux pieds de son maître ou de sa maîtresse les clés de son plaisir, en ayant une confiance absolue que ce dernier s'en servira pour faire naître chez chacun une force nouvelle, qui saura peut-être transformer chaque individu dans toutes les sphères de sa vie. C'est obtenir par l'exacerbation des sens un plaisir et un désir sexuel plus intense.

Le Maître ou La Maîtresse doit apprendre à connaître profondément son/sa partenaire. Dominer exige une grande sensibilité physique et psychologique et impose des responsabilités afin de recevoir le don de soumission adéquatement. Tout le monde possède des désirs profonds et enfouis, ce n'est pas tout le monde qui réussit à les faire sortir et les sublimer. 
 

Sadisme et Masochisme

Donner la douleur et la recevoir. Ne pas confondre la relation purement sadomasochiste et le volet sadomasochiste du BDSM, qui en est qu'une infime partie. La douleur n'est pas univoque. Le but étant de faire monter progressivement le niveau d'endorphines par la douleur, conduisant à un état euphorique dit subspace, qui déclenche l'orgasme. Cet état peut permettre une plus grande ouverture à l'autre et un rapprochement de soi. Il existe plusieurs degrés de douleur en fonction du désir des partenaires, de la fessée coquine au martinet (fouet à lanières) plus persuasif. 
 

La mise en scène

La dualité «faute» VS «punition» est inscrite dans notre inconscient collectif, et rien de tel que la sexualité pour en explorer les limites par la mise en scène de fantasmes dans un but érogène.

C'est bon de tester l'autre aussi, en public, dans un bar.

«Écarte les jambes et glisse une main entre tes cuisses.
Porte tes doigts à ma bouche.
Après ton verre, tu le lèves sans rien dire et tu vas t'asseoir à côté du gars en face.
Je veux te voir belle dans les yeux d'un autre homme.

Lorsque j'en ai assez je me lève à mon tour et quitte le bar. Je t'attends dans le taxi en face. Si je juge que tu n'as pas été de bonne foi, tu seras punie une fois à la maison.»

Les mises en scène n'ont de limites que votre imagination, et le consentement de votre partenaire à repousser celles-ci. La découverte de nouveaux horizons peut être si délicieuse....