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2 minutes avec le québécois Marc-André Turgeon, muse et mannequin de renommée internationale

Crédit photo : Yann Faucher ( Cover de SSaw Magazine )
2 minutes avec le québécois Marc-André Turgeon, muse et mannequin de renommée internationale
Le mannequin québécois Marc-André Turgeon était de passage cette semaine à Montréal. J'ai saisi cette occasion pour m'entretenir un peu avec lui au téléphone, alors qu'il était dans les bureaux de Dulcedo, son agence.
 
Tu avais été approché plusieurs fois avant de te décider d’être mannequin, qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis au final?

J’étais rendu à un point dans ma vie où voyager m’intéressait beaucoup. Au départ, j’ai refusé plusieurs fois parce que je voulais terminer mes études et démarrer ma carrière. J’étais éclairagiste en cinéma avant et je voulais me diriger vers la direction photo. C’est qu'un photographe qui m’a approché. Il avait vraiment une vision de la chose que je préférais, contrairement à celle d’un agent. J’ai beaucoup aimé ça. On a tout de suite cliqué. Cela a pris un an avant que je parte en Angleterre. Ça fonctionnait moyennement bien au Québec, mais une fois là-bas, ç’a fonctionné tout de suite!
 
Maintenant, tu habites où officiellement?
 
Officiellement, j’habite à Londres depuis deux ans. J’essaie toujours de venir à Montréal une ou deux fois par année maintenant, aux fêtes et à mon anniversaire (qui arrive bientôt). Je viens voir mes amis, ma famille et mon agente que je ne vois pas souvent.
 
Récemment, tu t’es retrouvé dans le top 50 des modèles masculin les plus en vues selon models.com est-ce que cela à changé quelque chose pour toi?
 
C’est sûr que je suis beaucoup plus en demande depuis ce moment-là. Aussi, le fait que je sois en exclusivité avec Loewe et Jonathan Anderson, le directeur de la compagnie de prêt-à-porter espagnole, fait que je suis encore plus en demande puisque je ne peux pas travailler pour les autres. Quand tu ne peux pas avoir quelque chose, ça te fait le désirer encore plus.

Crédit : Courtoisie de Dulcedo
 
Comment tu gères le fait d’être mannequin? D’avoir choisi cette carrière-là?
 
C’est un peu étrange pour moi, puisque je ne pensais pas faire ça de ma vie. Mais c’est le fun! J’ai commencé ce métier-là pour voyager et je suis très bien servi! Mon passeport est plein et je voyage tout le temps.
 
Est-ce que ça te donne aussi des clés, par rapport à ton métier d’éclairagiste, de te retrouver sous le feu des lumières, sur des plateaux de photoshoot?
 
Oui, beaucoup! Comme j’étais justement éclairagiste, je me place sous les lumières et je sais un peu plus comment me placer, contrairement à quelqu’un qui n’a jamais fait d’éclairage. Je tourne ma tête par rapport à la lumière. Ce sont tous des trucs qu’on voit en télévision. Quand je rentre sur un plateau, je vois les lumières et je sais comment me placer, puis c’est au tour du photographe de me diriger. En général, je crois que les gens trouvent ça plus facile travailler avec moi. Le fait que je sois plus vieux (29 ans dans quelques jours) que la plupart des mannequins masculins qui ont mon casting, aide aussi.
 
Combien de temps est-ce qu’on peut souhaiter avoir une carrière de mannequin, si tu commences si… « vieux »?
 
Pour les filles, c’est beaucoup moins long que les gars. Pour les hommes, ça peut durer deux ans ou ça peut durer 10 ans. On croise les doigts pour que ça dure longtemps!


C’est quoi ton quotidien, comme mannequin?
 
Comme je suis sous exclusivité avec Loewe, je ne peux pas travailler pour d’autres marques. Je peux faire des éditoriaux, mais on les choisit en conséquence du brand pour laquelle je travaille. Bien honnêtement, il y a des jours où je ne travaille pas et des semaines où je vais travailler fort. C’est très disparate. Ma première saison en Europe, c’était très intense. Il y avait des castings tous les matins, même la fin de semaine. Il faut que tu te promènes dans la ville. Il faut être autonome et savoir où aller. Mais depuis que je suis sur ce contrat-là, c’est très relax. Je n’ai plus à faire de casting. On travaille toujours au même lieu, sauf pour certains photoshoot. C’est beaucoup moins exigeant qu’au début.
 
Ce qui est bien d’être en exclusivité avec Jonathan, c’est que je suis un peu comme sa muse depuis un an et demi. Je vois le processus de création, du moment où il choisit des pièces et les adaptes sur moi. Je suis un peu l’image de ce que Jonathan réfléchit de la mode. Quand on commence une collection, on choisit des pièces un peu partout, puis on les met sur moi et on les adapte. Je suis assez impliqué dans tout le processus.
 
Dans la vie de tous les jours, est-ce que les vêtements que tu portes doivent être autorisés?
 
Non, ils sont assez fins pour moi là-dessus. Je m’habille en short et en t-shirt d’habitude. Je porte même des gougounes en ce moment.
 
J’ai aussi lu que tu faisais du skate, tu dois être plus du style streetwear que high fashion?
 
Définitivement! Je fais beaucoup de skate et comme je t’ai dit, j’ai parfois du temps de libre depuis que j’ai ce contrat. À côté de chez moi, à Londres, il y a un skatepark. Je vais toujours y faire un tour.

Marc-André sera LIVE sur le Périscope de @DULCEDOMODELS le jeudi 13 aout à 15 h 30 pour parler de son parcours.