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2 minutes avec Simon Desbiens, un jeune designer québécois de grand talent et créateur d'Atelier 1662

Crédit photo : Myriam Leroux
2 minutes avec Simon Desbiens, un jeune designer québécois de grand talent et créateur d'Atelier 1662
J'ai rencontré Simon Desbiens, un jeune designer québécois de grand talent dans son atelier situé dans le quartier Rosemont. Si vous cherchez des vêtements qui sortent de l'ordinaire et que vous ne trouvez rien, il serait peut-être temps de découvrir les créations d'Atelier 1662. Je suis sûr que notre collaborateur Shaun tombera en amour avec tout ça! 

J'ai eu la chance de porter l'une de ces créations et nous avons pu immortaliser le moment grâce au photographe Rupert Lamontagne.
Crédit photo: Rupert Lamontagne

Comment ta passion pour la mode et l’art a-t-elle commencé? 
Mon père était dans le domaine des arts graphiques. C’est en le regardant travailler que j’ai réalisé rapidement que je voulais «créer» dans la vie! J’étais tout jeune lorsque j’ai touché pour la première fois à une machine à coudre. J’étais même un peu craintif face à cet intérêt qu’est la couture. On dirait qu’à cette époque, je le savais déjà qu’un petit garçon ne pouvait pas aimer la couture. À ce moment-là, je n’avais aucune idée que j’allais en faire ma passion et ma carrière.

C’est à 16 ans que les choses se sont concrétisées. Je venais de me faire enlever les dents de sagesse et j’étais un peu trop laid pour aller à l’école. Au lieu d’écouter des films ou bien de jouer sur une console de jeux, j’ai décidé de faire ma première création. Dans le temps, les longs chandails à coton ouaté étaient à la mode, mais ils n’étaient jamais assez longs à mon goût. J’ai mis sur pied ma première compagnie; Bi.s collection. J’ai créé ma page Facebook et très rapidement j’ai eu tout près de 2500 inscriptions. J’ai fait un coton ouaté et puis 10! Finalement j’en ai vendus plusieurs partout à travers le Québec, voire même en Europe et aux États-Unis.
 
Je n’ai pas pu me contenter de faire des cotons ouatés. J’ai vite commencé à agrandir mon champ d’expertise: manteau, veston, pantalon. J’ai donc débuté en design de mode à Montréal. Une des embûches importantes a été de constater que la majorité des cours sont orientés vers le côté féminin de la mode. Il faut constamment affirmer ses choix et faire valoir ses orientations.

Crédit photo: Rupert Lamontagne
Atelier 1662 a vu le jour comment? 
Atelier 1662 a pris naissance dans la salle à manger de mon 5 ½, du Plateau Mont-Royal. Pour un couturier de Sherbrooke, Montréal m’apparaissait comme la place où je devais aller. Nouvelle ville, nouveaux défis, j’avais besoin de changement et Atelier 1662 était le coup de départ. En plus d’élaborer mes créations, je produis maintenant quelques marques québécoises, ce qui m’a grandement permis d’ouvrir mes horizons.
  
Ta routine de la journée ressemble à quoi?
Rapidement, j’aurais tendance à dire la règle des 3C: café , clope, couture!
 
Qu’est-ce qui t’a motivé à devenir designer de mode?
J’ai tendance à croire que chaque personne est sur terre pour une raison particulière. Dans mon cas, la couture m’est apparue comme ma raison d’être et d’exister. J’ai eu la chance d’avoir des parents  qui m’ont toujours appuyés dans mes projets.

Qu’est-ce que tu recherches lorsque tu créés des vêtements / de quoi t’inspires-tu?
Je créé en fonction de ce que j’aimerais porter le lendemain. C’est difficile à décrire, mais mon inspiration vient de partout, i.e. de la ville, de la température, demon humeur, du vieux monsieur que je vois passer dans la rue… Je créé des vêtements prêt-à-porter, et je suis amoureux des coupes amples et des matières texturées. Ce que je recherche par-dessus tout, c'est l’unicité dans mes pièces.
 
De quoi es-tu le plus fier dans ton travail? 
Je suis une personne autodidacte et jamais je ne me suis arrêté face à un problème. J’ai pour mon dire que tu ne sais pas faire quelque chose jusqu'à tant que tu décides de le faire et puis la plupart du temps on trouve un moyen d’y arriver. Il n’y a jamais de problèmes, seulement des solutions!
 
Tu fais beaucoup de manteaux ces derniers temps, qu’est-ce qui est important selon toi pour qu’un manteau soit parfait? 
J’ai toujours eu un amour particulier pour les manteaux, je trouve que c’est un morceau de vêtement qui vaut la peine d’être soigneusement choisi. On n'a pas une tonne de manteaux, on porte souvent le même. Ça peut devenir un peu redondant. J’aime bien avoir des manteaux qui sortent un peu plus de l’ordinaire, j'aime leur complexité. J’adore en faire; les idées viennent une après l’autre.
Crédit photo: Rupert Lamontagne
 
Quels sont tes prochains projets?
Personnellement, je suis une personne qui a mille et un projets. Cela n’arrête jamais. Mais oui j’ai mes petits favoris. Il va de soi qu’une collection sera lancée dans les plus brefs délais ainsi que notre branche Des|biens accessoires. D’ici là, nous continuerons à vous dévoiler des morceaux exclusifs chaque semaine via les réseaux sociaux, des petites vidéos avec la collaboration de nos amis BoumBoum prod.
 
Tu te vois où dans 5 ans?
Dans 5 ans, je me vois derrière ma machine à coudre en train de faire ce que je sais le mieux faire, Esther (ma copine) à mes côtés, donnant tout son potentiel dans nos projets. Nous espérons aussi voyager afin de nourrir nos idées, nos créations.

Comme me disait ma mère, ce n’est que dans le dictionnaire que le mot succès vient avant le mot travail: donc je travaillerai, sans ménager mes efforts, pour offrir de la nouveauté aux hommes d’aujourd’hui.

Crédit photo: Rupert Lamontagne
 
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